Les universités publiques tunisiennes proposent de nombreuses licences dans différentes spécialités, portant des appellations variées, définies par chaque établissement universitaire.
La licence constitue le premier cycle de formation dans le système LMD (Licence – Master – Doctorat). Elle est sanctionnée par l’obtention du diplôme de licence après trois années d’études (six semestres).
Parmi celles-ci figure la licence en journalisme, dispensée par l’Institut de Presse et des Sciences de l’Information. Elle a pour objectif de former des journalistes disposant de solides bases théoriques. Elle ouvre également des perspectives de poursuite d’études aux diplômés, qui peuvent candidater à l’un des masters professionnels (Master en communication multiplateforme, Master en médias audiovisuels, Master en journalisme d’investigation), ou à des masters rattachés au département de la communication (Master en communication politique), ainsi qu’au Master de recherche en sciences de l’information et de la communication.
Cette licence est assurée par un corps enseignant composé d’enseignants permanents, comprenant des professeurs de l’enseignement supérieur, des maîtres assistants, des attachés de l’enseignement secondaires ainsi que des intervenants contractuels (professionnels, chercheurs et doctorants), en plus d’un ensemble de personnels techniques et administratifs.
1 . Les bacheliers ,issus de toutes les filières (littéraire, scientifique, économique), orientés par le Ministère de l’Enseignement.
(dossier pédagogique + score au baccalauréat + concours écrit)
2 . Les étudiants étrangers ,originaires principalement de pays arabes, affectés par la Direction de la Coopération Internationale
(demande transmise par voie diplomatique.)
La grille des enseignements repose sur cinq piliers essentiels formant un ensemble pédagogique intégré, alliant les fondements théoriques aux compétences pratiques, dans le but de former des journalistes capable de s’adapter aux transformations du paysage médiatique contemporain.
1 . Sciences de l’information et de la communication :
(théories de la communication, sociologie des médias, législations médiatiques et éthique professionnelle)
2 . Production journalistique spécialisée :
(journalisme d’actualité, enquête, reportage, écriture numérique et production audiovisuelle)
3 . Compétences techniques :
(photojournalisme, montage, gestion de contenus multiplateformes et techniques de vérification de l’information)uelle)
4. Compétences linguistiques appliquées au journalisme :
(arabe, français, anglais)
5 . Culture générale :
(sciences juridiques, économie, histoire politique et analyse culturelle)
Cette formation ne se limite pas aux connaissances théoriques ; elle intègre des ateliers pratiques intensifs,
des sessions de formation ainsi que des stages sur le terrain au sein d’organes de presse.
L’objectif de cette approche est d’aiguiser des compétences créatives capables d’assurer une production professionnelle responsable et d’adopter une posture critique face aux contextes médiatiques, à l’échelle locale et internationale.
Dans un contexte de transformations numériques accélérées et d’ouverture du marché médiatique à l’échelle mondiale, la licence en journalisme vise à former des professionnels capables de :
• Exploiter des compétences techniques avancées dans des environnements professionnels modernes
• S’intégrer aux marchés locaux et internationaux :
• Comprendre les contextes médiatiques globaux
• Collaborer efficacement avec des institutions médiatiques internationales ou à distance ;
• Entreprendre dans le secteur médiatique innovant
• Concevoir des plateformes médiatiques indépendantes répondant aux besoins des audiences ciblées ;
• Transformer les compétences en vérification de l’information et en gestion de contenus en services numériques commercialisables.
Comment le programme concrétise-t-il cette vision ?
Formation technique spécialisée :
Des ateliers de « Journalisme numérique » et de « Production multiplateformes » développant la capacité à utiliser la technologie dans la narration journalistique ;
Réseaux professionnels :
Des stages dans des entreprises médiatiques locales et internationales ouvrant des perspectives d’embauche et de collaboration ;
Culture critique :
Des matières comme « Éthique des médias » et « Sociologie des médias » qui préparent les étudiants à conduire des projets responsables sur le plan social.
Exemples de parcours professionnels des diplômés en journalisme dans les médias traditionnels
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En Entrepreneuriat |
Dans les Nouveaux Médias |
Dans les Médias Traditionnels |
| . Attaché de Presse . Rédacteur de . Contenus (Content Manager) . Consultant en Médias (Journaliste Indépendant) . Podcasteur |
. Journaliste Web / Rédacteur Web . Data Journaliste . Community Manager |
. Journaliste Reporter (Presse, Radio, TV) . Rédacteur / Secrétaire de Rédaction . Présentateur / Animateur Radio ou TV . JRI (Journaliste Reporter d'Images) |
Ce programme se distingue par des caractéristiques uniques qui répondent aux exigences de l’ère numérique, ce qui le démarque des cursus académiques traditionnels :
1. L’intégration des compétences :
Compétences théoriques et critiques :
grâce à l’analyse des théories de la communication et de la sociologie des publics.
Compétences pratiques et techniques :
maîtrise des outils de montage, de la photographie numérique, ainsi que de la gestion des plateformes web et des réseaux sociaux.
Compétences entrepreneuriales :
à travers des modules tels que « Création de micro-entreprises » et « Médias de proximité » pour encourager le développement de projets médiatiques indépendants. Et le programme Etudiant entrepreneur de l’université de la Manouba (UMA-PEE)
2 . Compétences linguistiques appliquées
Cette dimension permet aux étudiants de produire des contenus multilingues (arabe, français, anglais)
3 . La transformation numérique comme colonne vertébrale de la formation
Cette approche vise à doter les étudiants d›une culture numérique solide :
journalisme mobile ;
vérification de l’information ;
création de contenus multimédias, etc.
Ces spécificités font du diplômé un « créateur d’opportunités » plutôt qu’un simple « chercheur d’emploi », à une époque où le média est avant tout un espace d’innovation, et non une simple transmission d’informations.